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Diaspora juive

La moitié du monde juif vit ailleurs : Israël et la diaspora, expliqués

Par La rédaction de The Israel DeskPublié:

Esplanade du mur Occidental, Jérusalem
Esplanade du mur Occidental, Jérusalem Images

Israël se décrit comme l'État-nation du peuple juif. La complication est arithmétique : sur les quelque quinze à seize millions de Juifs du monde, environ la moitié vit hors du pays, en très grande majorité aux États-Unis, avec de grandes communautés en France, en Grande-Bretagne, au Canada, en Argentine, en Australie, en Allemagne et au-delà. La relation entre l'État et cette autre moitié est une histoire permanente, et cette rubrique est son lit.

De quoi le lien est fait

La connexion passe par des institutions autant que par le sentiment. L'Agence juive, plus ancienne que l'État lui-même, gère l'immigration et les liens avec les communautés. Fédérations et fondations à l'étranger acheminent une philanthropie substantielle vers les hôpitaux, les universités et les programmes sociaux israéliens. Taglit et des programmes semblables ont fait venir en Israël des centaines de milliers de jeunes Juifs pour une première visite. Dans l'autre sens, Israël envoie des émissaires, des enseignants et des conseils de sécurité aux communautés du monde entier, et sa loi du retour promet la citoyenneté à tout Juif qui s'installe.

L'alya : la mesure à sens unique

L'immigration vers Israël, l'alya, est le chiffre le plus dur de la relation. Les vagues ont suivi la détresse à l'étranger : Juifs soviétiques dans les années 1990, Juifs de France après les attentats des années 2010, Juifs de Russie et d'Ukraine après 2022. Les années calmes amènent des dizaines de milliers de personnes ; les années de crise multiplient ce chiffre. Chaque vague change Israël lui-même, son mélange de langues, sa politique, sa cuisine ; c'est pourquoi les statistiques d'alya sont couvertes ici comme une actualité et non comme une anecdote.

Là où il s'effiloche

Le lien comporte de vraies disputes. La plupart des Juifs américains appartiennent aux courants réformé et conservateur que l'établissement religieux orthodoxe d'Israël ne reconnaît ni pour le mariage ni pour la conversion, plaie rouverte à chaque bataille sur la prière au mur Occidental. Les Juifs de la diaspora ne votent à aucune élection israélienne mais sont identifiés à Israël par ses ennemis, et beaucoup, surtout les plus jeunes, sont plus critiques des gouvernements israéliens que ne l'étaient leurs parents. Les responsables israéliens, eux, congédient parfois les critiques de la diaspora comme des donneurs de leçons lointains. La dispute est elle-même un trait de famille, et cette rubrique la rapporte sans faire semblant.

La sécurité : le système nerveux partagé

Ce qui lie le plus fort, c'est la menace. Quand la guerre flambe à Gaza ou au Liban, les actes antisémites bondissent de Paris à Sydney en quelques jours, et les synagogues de Buenos Aires à Berlin ajustent leurs gardes. Le front intérieur israélien et les cellules de sécurité de la diaspora regardent les mêmes signaux. Voilà pourquoi une histoire de synagogue européenne ou de campus américain a sa place sur un site d'actualité israélienne : les deux moitiés du monde juif partagent un système nerveux, et cette page en suit les signaux.

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